Oui, le sablage Sa 2,5 enlève du métal sur un support en acier 45, donc les cotes bougent bel et bien. Le déplacement reste en surface, dans une bande plus serrée que la tolérance d’entraxe de ±0,2 mm. La séquence décide si cette bande compte. Sablez d’abord, coupez la surface de montage en dernier : les cotes serrées sortent après l’arrêt de l’abrasif.
Le Sa 2,5 est un degré de préparation de l’ISO 8501-1, un cran en dessous du métal blanc. Le degré nomme ce qui doit avoir disparu : huile, graisse, saleté, calamine, rouille, peinture, oxyde. De légères traces de coloration peuvent subsister. Ce que le degré ne nomme pas, c’est la profondeur. Deux supports peuvent passer le Sa 2,5 avec des profils différents, parce que la propreté et la texture sont deux spécifications distinctes.
C’est exactement là que les plans se trompent. Quelqu’un lit le 2,5 comme une valeur Ra et transmet à l’atelier de sablage un chiffre que la norme n’a jamais fixé. Le degré ne porte aucune valeur de profondeur. Quand une surface a besoin de texture, dites-le dans une seconde spécification et contrôlez-la à la jauge de profil. Un support destiné à la peinture n’a besoin que de propreté, et le Sa 2,5 ne dit rien de la perte d’acier.
L’abrasif frappe la pièce moulée, détache la calamine et emporte de l’acier avec elle. Sur une surface plane, la perte suit le profil et descend des crêtes jusqu’au fond des vallées. Sur une arête, le même jet frappe deux faces à la fois et arrondit le coin. Les crêtes de filet, les lèvres alésées et les parois minces montrent le changement en premier.
Rien de tout cela ne déplace le centre d’un trou. Un trou percé à ±0,2 mm garde son centre après le sablage, alors que son arête perd sa netteté et que son entrée prend un rayon. C’est la face autour du trou qui souffre, parce que les crêtes partent et que les vallées restent. Sablez un plot usiné et le plan laissé par la machine disparaît. Réusinez ce plot et la même face est payée deux fois.
La gamme enchaîne le moulage en sable, la découpe des entrées, la trempe et le revenu, l’éprouvette coulée avec la pièce, le sablage au Sa 2,5, l’usinage de la surface de montage, puis la passivation selon ce que confirme le plan. Le sablage occupe l’étape cinq, la surface de montage l’étape six. Cet ordre est une décision dimensionnelle. La planéité de 0,1 mm et l’entraxe de ±0,2 mm sont des cibles du plan, et les deux se coupent après le dernier passage d’abrasif sur la pièce.
Caractéristique | Valeur au plan | Unité | Sablage avant usinage | Sablage après usinage |
|---|---|---|---|---|
Entraxe des trous | ±0,2 | mm | Centres fixés par la coupe | Arête arrondie par l’abrasif |
Planéité de la surface de montage | 0,1 | mm | Plan produit en dernier | Plan perdu par le profil |
Épaisseur de paroi | 8–12 | mm | Absorbée en surface | Tombe sur la cote finie |
Degré de surface | Sa 2,5 | ISO 8501-1 | Jugé sur la peau de moulage | Jugé sur les marques d’usinage |
Inversez les deux étapes et l’atelier masque des faces finies ou paie une reprise. Le contrôle donne une seconde raison. Le sablage avant usinage enlève la peau de moulage sur la zone de montage, si bien que la magnétoscopie ou le ressuage trouvent les trous de sable et les retassures avant qu’une coupe n’y soit consacrée. Cet ordre coûte un montage supplémentaire et un second bridage.
Toute forme déjà à sa cote finale quand la buse arrive demande une protection : filetages, trous alésés, plots usinés, jusqu’à la face de référence elle-même. Des bouchons en caoutchouc et des plaques vissées assurent ce travail. La règle concerne l’ajustement. Une face de contact sablée touche sa partenaire sur les crêtes, les crêtes s’écrasent sous la précharge des vis, et l’assemblage se tasse après le serrage. Un support affleuré au montage se retrouve desserré une semaine plus tard.
Le masquage a pourtant une limite. Une face qui n’a pas encore été usinée ne peut pas être masquée, et une face sur le point d’être sablée ne devrait pas être usinée. Deux routes fonctionnent : protéger les formes finies et sabler le reste, ou sabler toute la pièce moulée et couper ensuite. La gamme retient la seconde, donc le masquage porte ici surtout sur les trous plutôt que sur les plots.
Le plan de contrôle liste une plaque de comparaison Sa pour cette spécification, et non un rugosimètre. L’inspecteur place la zone sablée contre les photographies de référence, sous un éclairage convenu, et juge le degré. Cet outil répond à la question, parce que l’ISO 8501-1 définit le degré par l’apparence. Une jauge de profil relève une profondeur que la norme laisse ouverte. Fixez la lampe et l’angle de visée dans la note, sinon deux inspecteurs se séparent sur une pièce limite.
Mesurez la surface de montage à part, au MMT ou au marbre, contre la planéité de 0,1 mm. Un outil répond pour le degré de surface, l’autre pour la cote. Écrivez-le ainsi sur le bon de commande : Sa 2,5 selon l’ISO 8501-1, formes masquées nommées une par une, sablage prévu avant la coupe de la surface de montage, et usinage après coulée validé sur un rapport MMT.