Les ingénieurs choisissent entre les alliages de fer, d’aluminium, de zinc et de cuivre en évaluant systématiquement les exigences fonctionnelles du composant, son environnement d’utilisation, le volume de production et le coût total. Il n’existe pas de matériau « idéal » dans l’absolu ; la sélection est plutôt un processus d’optimisation visant à équilibrer des priorités souvent concurrentes afin d’identifier la solution la plus adaptée à une application donnée.
Le compromis fondamental commence souvent par la relation entre résistance et poids. La Fonte et l’Acier sont sélectionnés pour leur résistance ultime, leur rigidité et leur durabilité sous fortes charges, ce qui les rend idéaux pour les blocs moteurs, châssis de machines lourdes et boîtes d’engrenages industrielles. Les Alliages d’Aluminium, tels que A380 ou A356, offrent un excellent rapport résistance/poids — essentiel pour les composants aéronautiques et les pièces automobiles, où la réduction de masse améliore l’efficacité énergétique. Les Alliages de Zinc, comme Zamak 3, fournissent une bonne résistance et une forte résistance aux chocs pour leur poids, convenant au matériel de petite taille et à l’électronique grand public. Les Alliages de Cuivre, incluant Le Bronze Aluminium C95400, offrent une combinaison unique de haute résistance, excellente résistance à l’usure et bonne tolérance à la corrosion.
L’environnement d’exploitation est un facteur déterminant. L’aluminium forme une couche d’oxyde protectrice, lui conférant une bonne résistance à la corrosion en conditions atmosphériques. Le zinc procure une protection sacrificielle, mais n’est pas adapté aux environnements fortement acides ou alcalins. Les alliages de cuivre — notamment les laitons et bronzes — sont incomparables pour les applications marines et de plomberie en raison de leur excellente résistance à la corrosion et au bio-encrassement. La fonte nécessite des traitements ou revêtements de surface, comme le revêtement par poudre, pour une protection durable contre la corrosion.
Pour les applications impliquant la dissipation thermique ou la transmission électrique, la conductivité est primordiale. Le cuivre est la référence absolue en conductivité thermique et électrique, ce qui le rend essentiel pour les composants électriques, échangeurs thermiques et radiateurs. L’aluminium est également un bon conducteur et constitue une alternative plus économique pour les dissipateurs thermiques et les barres omnibus électriques. Le fer et le zinc présentent une conductivité relativement faible et sont généralement évités pour ces fonctions.
Le choix du procédé — tel que le moulage au sable pour les grandes pièces en fer, ou la fonderie sous pression de l’aluminium pour les productions en grand volume — est étroitement lié à la sélection du matériau. Le zinc et l’aluminium ont des points de fusion plus bas, ce qui les rend idéaux pour la fonderie sous pression à haute cadence, permettant des cycles rapides, parois fines et excellente finition de surface. Bien que le coût de la matière première en aluminium puisse être supérieur à celui du fer, le poids plus léger des pièces et la réduction d’usinage conduisent souvent à un coût total inférieur. Cette décision est appuyée par l’analyse de notre équipe die castings Engineering afin d’optimiser la conception pour le matériau et le procédé choisis.